Les apports de la PNL au coaching de santé 

Les apports de la PNL au coaching de santé 

Pour comprendre au mieux ce que la Programmation Neuro-linguistique (PNL) peut apporter au coaching de santé, il convient de définir ce dernier, à savoir les buts recherchés en matière de santé et les conditions de sa réussite. Jean Luc Monsempès 

Selon Hubert et all. (1)  «La santé est la capacité́ à s’adapter et à se prendre en charge face à des problèmes physiques, émotionnels et socio-culturels. »  Cette définition inscrit l’accompagnement du sujet dans une vision globale et écologique de l’individu qui intègre le monde intérieur (le physique, les émotions) et le monde extérieur (le contexte d’adaptation et l’espace socio-culturel), en tant que processus de résilience (une capacité à s’adapter se traduit par des comportements observables et peut s’apprendre), et qui sollicite la participation et la responsabilité du client (se prendre en charge). 

Le coaching de santé (2) est « un processus centré sur le client ou le patient, qui implique le développement d’une relation entre le patient et le coach, qui a pour but le développement d’habitudes comportementales plus saines et un style de vie plus sains, qui s’appuie sur des outils tels que le dialogue sans jugement, la fixation d'objectifs et la responsabilisation du client dans leur réalisation »  Cette définition du coaching de santé prend toute sa valeur quand on sait que 80 % de nos maladies peuvent être prévenues par l’adoption d’habitudes comportementales saines (absence de tabagisme, contrôle du poids corporel, exercice et alimentation saine) 

Le résultat attendu du coaching de santé est donc un style de vie plus sain mesurable par la mise en œuvre de comportements observables, et en adéquation avec des objectifs de santé déterminés avant tout par un client responsabilisé. Le coach de santé ne traite pas la maladie, mais se focalise sur les facteurs comportementaux qui contribuent à l’apparition comme à la disparition des symptômes, puisqu’une grande part des maladies chroniques peuvent être prévenues et améliorées par l’adoption de comportement de santé plus sains. Le champ d’intervention du coach de santé se situe donc en parallèle et en complément de celui des professionnels de santé. La valeur importante de l’accompagnement des changements comportementaux nécessite est le temps, ce qui fait bien souvent défaut aux professionnels de santé. Le coaching de santé est centré bien plus sur la personne que sur la maladie, et concerne les situations chroniques. Les processus sont relationnels et les techniques sont psycho-émotionnelles et motivationnelles afin de déclencher un changement de comportement. Le processus implique une formation aux méthodologies du changement comportemental dans le cadre de problèmes de santé. 

1-Les apports de la PNL au coaching de santé

Une fois que le coaching de santé a été défini, on peut se poser la question de savoir ce que la PNL peut apporter à cette activité, ce rôle et aussi ce métier. Le processus de guérison est, comme pour tout changement, nécessite la définition d’un objectif ou d’une intention de santé qui élargit le niveau de conscience, une relation de soutien externe (médicale, paramédicales, cercle de soutien…etc.) et interne (relation profonde à soi et à ses ressources de changement) et la mise en œuvre d’un rituel de changement.  L’approche PNL est-elle à la hauteur de ces défis ? 

La richesse de la PNL réside dans la variété de ses outils et techniques, dans ses stratégies ou méthodologies (relation, motivation, mémorisation, décision, détermination d’un objectif, modélisation…etc.) et encore plus sur les postulats qui guident la mise en œuvre des changements individuels. Le point faible de la PNL est lié à la pauvreté des études cliniques validant ses prétentions. 

Les postulats de la PNL et la santé

Ces postulats invitent à percevoir le fonctionnement humain, la santé, la maladie, comme un processus global et systémique. Les deux postulats de base sont « la carte n’est pas le territoire » et le corps et l’esprit sont des processus systémiques.    

La carte n’est pas le territoire

1- Nous agissons en fonction de nos perceptions d’une réalité et non pas de la réalité : la perception d’un événement médical peut être différente selon que ce soit celle d’un professionnel de santé, un patient, un économiste de la santé, un chamane, une autre culture…etc. Il y a donc plusieurs réalités possibles de ce que l’on nomme santé, maladies, guérison…etc. Notre perception va influencer le langage qui décrit l’événement ainsi que notre physiologie. Le langage médical du diagnostic (par exemple tumeur, sclérose en plaque…etc.) ou du pronostic (incurable, mortel…) est susceptible d’aggraver une situation.

2- Nous créons nos cartes mentales : notre niveau de conscience et la focalisation de notre attention (santé/bien être ou symptômes/maladies) crée notre réalité physique. Si votre maladie occupe tout votre espace mental et votre attention, vous contribuez à entretenir votre problème de santé.  Toute expérience physique s’accompagne de représentations mentales facilitantes ou limitantes. Une altération physique du corps provoque de la douleur mais si le mental y ajoute du désespoir, nous obtenons alors une profonde souffrance psychologique qui va aggraver et entretenir la douleur initiale. La guérison implique une redirection de notre attention vers une représentation de ce que nous voulons obtenir en termes de santé. Déclarer que nous sommes en quelque sorte les créateurs de nos maladies peut sembler absurde. Pourtant la maladie résulte le plus souvent de nos habitudes de vie et des cartes mentales qui les ont guidées, ce qui signifie que nous avons le pouvoir de changer les cartes mentales de notre maladie, de notre guérison et de notre santé. 

Le changement de nos cartes mentales nécessite, soit la répétition consciente des apprentissages et des comportements (principe de la neuroplasticité), soit une actualisation des règles internes et inconscientes (changement de croyances) qui dirigent nos comportements. 

3- Le sens de la communication est dans la réponse obtenue : tout symptôme est une communication, un message (Feedback) à propos d’un déséquilibre de vie et de la pauvreté des cartes mentales qui en sont la source.  Un symptôme qui persiste mérite d’être accueilli et écouté, (en même temps que soulagé) car il représente une invitation à enrichir nos cartes mentales (ou notre niveau de conscience) à propos des causes ou des conséquences de la maladie.

4- Nous avons en nous les ressources dont nous avons besoin pour contribuer à notre santé : la source de nos ressources se trouve dans nos souvenirs (expériences du passé, résilience, multiples identités), notre imagination (mémoire du futur) ou un modèle d’excellence en matière de guérison. 

Le sentiment de désespoir (absence de ressources) qui peut émerger face à l’annonce d’une maladie mérite d’être perçu, non pas comme le reflet d’une réalité, mais comme une représentation appauvrie de la situation médicale. De même, le pronostic médical ne représente qu’une généralisation sur le futur d’une personne, à partir de données statistiques. Le propre des données statistique est de donner des tendances générales, mais aussi des exceptions en matière de guérison. La recherche a bien montré qu’une personne a plus de chance de guérir, d’une part si elle croit au soutien de ses propres ressources internes, et d’autre part si ceux qui l’accompagnent (professionnels de santé ou autres) croient à sa capacité de guérison. La mobilisation et la libération des ressources n’est pas automatique car elle nécessite le consentement (une intention) de la personne malade, une relation de soutien et un rituel (parfois l’utilisation d’une technique)

5- Plus on a de choix, plus on se donne de chances d’atteindre nos buts de santé : pour maintenir un équilibre (homéostasie), s’adapter et survivre, dans des conditions d’adversité (la maladie), un système vivant a besoin d’une dose minimale de flexibilité. Diversifier nos choix en matière de santé implique un état d’esprit ouvert et curieux, afin d’enrichir nos cartes mentales « appauvries », et retrouver le pouvoir d’agir. Les choix les plus pertinents sont ceux qui respectent l’écologie interne et externe du système et la nature systémique d’un individu.

Gardons en tête que lorsque les solutions biologiques de la médecine moderne s’épuisent (« il n’y a plus rien à faire dans son cas») il est important de savoir s’adresser aux autres composantes du vivant, à savoir le mental/psychologique, les énergies des émotions qui circulent en nous, et ce vaste monde de l’esprit auquel nous sommes profondément connectés. Toutes ces composantes sont porteuses de ressources et d’espoirs. Lors de l’annonce de diagnostic de maladies dites « incurables » ou à « pronostic vital engagé », la différence qui peut faire toute la différence en matière de santé et de guérison, se trouve dans le niveau d’éveil de notre conscience. « Si quelque chose ne marche pas, tente autre chose » dit un des présupposés de la PNL.  Ou si une vérité médicale ne fonctionne pas pour vous, il est temps de faire appel à d’autres vérités. Cette absence de flexibilité ou d’ouverture peut parfois être mortelle. 

5- Nous pouvons changer nos cartes mentales de la santé par la modélisation : nous pouvons apprendre à améliorer notre santé, en nous appuyant sur des stratégies personnelles (par exemple de résilience) qui ont fonctionné dans notre passé, ou en imaginant une stratégie de guérison (en nous créant une histoire de guérison), ou encore en apprenant de ceux qui constituent des « guérisons remarquables », les exceptions aux statistiques médicales. Leurs enseignements est plus riche que de ceux qui sont décédés conformément au pronostic médical. 

Le corps et "l’esprit" sont des processus systémiques

Les aspects somatiques (ou biologiques) et cognitifs (mentaux) d’une personne sont comme les deux facettes d’un même système vivant, deux composantes non séparées mais profondément intriquées l’une dans l’autre et s’influençant mutuellement. Quand ces deux facettes sont alignées autours d’un but commun, la personne pourra ressentir la présence d’une énergie de vie qui circule et qu’elle nommera « bien-être » ou « plénitude ».  

1- Les processus qui organisent notre fonctionnement interne et externe sont de nature systémique : comme tout système vivant, nous sommes un tout constitué d’atomes, de cellules, d’organes, de fonctions physiques, mentales, émotionnelles, spirituelles, dont les interactions s’organisent pour maintenir l’équilibre nécessaire à la réalisation d’une finalité (adaptation et développement), malgré les pressions de notre environnement. La santé du système dépend bien plus de la santé de ses inter-réactions que de la seule santé de ses différents éléments. Le sentiment d’alignement interne de nos différentes composantes sur la réalisation d’une finalité (mission, vision…etc.) et externe (notre place dans le monde) est source de bien-être et de santé. Les pertes de connexions, qu’elles soient internes ou externes peuvent être des sources de maladies. 

On ne peut isoler une partie du système (physique, mental, émotionnels, relationnel) du reste du système. Toute modification d‘un élément du système se répercute donc sur les autres éléments du système. Les personnes qui vont apporter un soutien (professionnels de santé, famille, coach) font partie du système. Dans un système interconnecté, l’infiniment grand (l’expérience spirituelle) interagit avec l’infiniment petit (les atomes). Toute modification interne ou externe du système peut impacter les autres composantes du système de façon imprévisible. L’amélioration ou la disparition d’un symptôme peut résulter d’interventions biologiques, physiques, psychologiques, émotionnelles, énergétiques, spirituelles…etc. Avec le rétablissement des connexions indispensables à l’équilibre de l’individu, le symptôme perd sa fonction de messager et peut disparaître.

2- Les systèmes vivants s’auto-organisent pour maintenir un équilibre de santé : les systèmes vivants sont conçus pour s’autoréguler ou s’auto-réparer. Divers processus (cicatrisation, protection, inflammation, immunité…etc.) maintiennent l’homéostasie de l’état présent. En cas d’impossibilité, le système se réorganise et se transforme autours d’un nouvel équilibre et de nouvelles règles de fonctionnement. Par exemple un événement médical dit « grave » ou impliquant un pronostic vital, est souvent le déclencheur d’une réorganisation de la vie de la personne autours de nouveaux buts de vie, par exemple un changement de style de vie, de métier, de relations…etc.  

3- Les interactions au sein d’un système sont organisées en niveaux de processus : le changement d’un comportement (ou symptôme) nécessite bien souvent une modification des stratégies mentales (ou capacités) qui produisent le symptôme. La mise en œuvre d’une nouvelle stratégie mentale doit être soutenue, d’une part par une croyance (permission) sur la possibilité, la capacité, le mérite, le droit d’obtenir le comportement souhaité ; d’autre part par une ou plusieurs valeurs (motivation) déclenchante de l’énergie à agir ;  et enfin par le sentiment que le nouveau comportement de santé sera bien l’expression de qui je veux être (ambition) ou du service que je veux apporter au monde auquel j’appartiens (mission). 

Ce qui est négatif à un niveau de processus (par exemple un symptôme) peut être positif à un autre niveau (par exemple une valeur ou une intention positive). Il est important de séparer le comportement (positif ou négatif selon la situation), de l’identité de la personne (inconditionnellement positive). Il convient donc de ne pas identifier une personne à sa maladie (il est diabétique ou hypertendu…), car nous ne sommes pas nos maladies. Si une partie de nous peut être malade, d’autres sont restées saines et enfin d’autres sont protégées de toute blessure. 

4- On ne peut juger un comportement/symptôme en dehors du contexte dans lequel il a pris naissance : le symptôme peur résulter d’une décision du passé qui a été perçue comme la seule bonne réponse compte tenu des circonstances de l’époque. Le symptôme peut également être perçu comme un obstacle majeur au maintien dans le présent d’habitudes de vies auxquelles ont tenait. Le symptôme peut aussi être perçu comme un signal fort à apporter des changements importants dans la vie de la personne. « Cette maladie a été la chance de ma vie » diront ceux qui ont su tirer parti de leur maladie pour réorganiser leur vie d’une manière plus équilibrée et épanouissante. La signification d’un symptôme perçu comme une menace, peut donc être recadrée de multiples manières. 

Les méthodologies PNL utiles à la santé

La PNL propose de nombreux modèles de communication, d’apprentissage et de changements qui trouveront leur place dans un processus de changement en matière de santé. Lorsqu’on doit accompagner une personne qui fait face à une problématique de santé considérée comme « sans solution » dans le cadre de référence de la médecine conventionnelle, la démarche consiste à élargir son cadre de perception (ou niveau de conscience) de l’événement médical. Tout « chemin de guérison » est un chemin de conscience, une forme de « voyage du héros » qui comporte trois étapes essentielles et incontournables :   

1) Etablir une relation de soutien inconditionnel de la personne malade et de ce qu’elle peut révéler de son modèle du monde ; la qualité et la profondeur de la relation est adaptée au niveau de changement souhaité.

2) Construire la carte mentale de son futur : le déclenchement du changement implique une direction claire à suivre. Le coach va guider son client dans la construction d’une carte mentale « enrichie » des nouvelles options qui faciliteront la formulation et la réalisation de ses buts de vie. Le coach guide également son client dans la découverte des cartes mentales « appauvries » qui peuvent interférer avec la réalisation des buts de vie. 

Les cartes mentales « appauvries » contiennent les causes psycho-émotionnelles profondes, souvent inconscientes, et non biologiques ont pu conduire à l’apparition du symptôme. Les cartes mentales « enrichies » redirigent l’attention de la personne, non plus sur la maladie (ce qu’elle ne veut plus avoir ou être), mais sur ce qu’elle souhaite obtenir ou être dans le futur. La nouvelle carte de la personne s’exprimera sous forme d’une intention de santé « voilà ce que je veux être ou créer dans le monde ». C’est autour de la définition sensorielle, incarnée et « résonnante » de l’intention, que se déclenche le processus d’autoréparation qui commence par la dimension psycho émotionnelle, à laquelle peut faire suite la dimension biologique et somatique.

3) Installer des rituels de changement. Cette étape consiste à mettre en œuvre des comportements qui transformeront la vision de l’intention de santé en une nouvelle réalité de santé. La matérialisation de l’intention nécessite des actions concrètes. Quels seront donc les rituels à installer qui peuvent faire une grande différence en matière de santé ? Quels seront les nouvelles routines quotidienne (alimentation, méditation, exercice…etc.) qui ont le plus de chance de transformer l’intention de santé en un nouvel état de santé.

2- Explorer et enrichir les cartes mentales 

La PNL n’est pas en soi une médecine, ni un traitement, et ne s’adresse pas aux composantes biologiques de la maladie, car ces aspects relèvent strictement du domaine des professionnels de santé et la médecine conventionnelle. Celle-ci excelle à réparer, et parfois de façon miraculeuse, les désordres du corps afin de permettre au patient de reprendre au plus vite sa vie d’avant. Quitte à méconnaitre que c’est cette vie d’avant qui a contribué à produire sa maladie.  Comme dirait Platon « On ne peut soigner le corps sans soigner l’âme »  Donc la santé repose nécessairement sur une complémentarité d’interventions. Tout symptôme physique ou émotionnel est indissociablement associé à un vaste champ de représentations mentales subjectives ou « champ de conscience ». Nous pouvons nous représenter ce champ de conscience comme un cube à expansion infinie dont les trois axes seraient : a) l’axe vertical de l’espace de notre activité mentale (ou taille de découpage) symbolisée par les niveaux de pensée de Robert Dilts ; b) l’axe horizontal du temps marqué par les repères temporels du passé, présent et futur ; c) et l’axe horizontal des relations symbolisé par les positions de perception (Soi, autre, observateur, quatrième position). Chaque changement au sein de ces trois axes de notre activité mentale est susceptible d’impacter notre expérience physique ou biologique.  C’est la raison pour laquelle ces trois axes représentent trois puissants leviers d’actions pour « enrichir » les cartes mentales, faciliter les changements de comportements qui en découlent et transformer ces comportements en habitudes de vie plus saines et susceptibles de prévenir l’apparition de nombreuses maladies.  

Les niveaux de processus de la pensée 

Notre pensée est organisée en niveaux de processus, chaque niveau structurant le fonctionnement du niveau du dessous. Les niveaux de pensée sont associés à des niveaux d’intensité émotionnelle qui peuvent influencer de façon positive ou négative l’obtention du comportement de santé souhaité. 

L’environnement matériel, social et économique (lieu de vie, voisinage, transports, espaces naturels, pollutions sonores et atmosphériques…etc.) d’un individu représente un ensemble de facteurs facilitants ou limitants à la mise en œuvre de nouveaux comportements.  Il est donc important de définir les contextes les plus favorables à la mise en ouvre des nouveaux comportements.

Les comportements observables : il est utile de pouvoir se représenter de façon sensorielle ce que l’on cherche à obtenir, par la définition du contexte de réalisation (voir plus haut), d’un résultat souhaité mesurable et dont l’obtention est bien sous le contrôle de l’individu (Voir les conditions de bonne formulation d’un objectif)  

Les capacités et stratégies : l’obtention du comportements souhaité résulte d’une séquence d’actions ou de représentations que nous appellerons « savoir faire », « plan » ou « stratégie mentale ». Le coach de santé peut aider son client à mettre en place une stratégie efficace à partir de la modélisation d’expériences personnelles dans d’autres contextes, ou à partir de modèles externes d’excellence.

Les croyances et valeurs : la mise en œuvre des stratégies mentales peut être inhibée ou facilitée par le système de valeurs et de croyance du client. Les valeurs déterminent la motivation à agir. Les croyances déterminent les permissions à agir. Les croyances se rapportent, d’une part à la valeur du résultat atteint (ce qui est valable et important pour soi) ; d’autre part aux moyens à mettre en œuvre (la possibilité d’atteindre ce résultat et l’efficacité des actions) ; et enfin à la personne qui souhaite le changement (la confiance en soi à agir, le mérite, le droit et la responsabilité individuelle).

L’identité et le concept de soi : ce niveau d’expérience détermine les frontières de ce qui est soi ou pas soi et la direction (ambition et mission) que nous voulons donner à notre vie. Un nouveau comportement sera d’autant plus facilement à adopter qu’il s’intègre dans le concept de soi, ou quand il est l’expression de qui nous voulons être. Le coach de santé va faciliter l’émergence d’un nouveau concept identitaire et y intégrer de nouvelles expressions comportementales.  C’est à ce niveau de processus que se situe l’intention de santé « Voilà la personne que je veux vraiment être ». Les changements d’habitudes de vie impliquent parfois une évolution ou une transformation identitaire, et peuvent être l’enjeu de conflits identitaires, entre ce nouveau moi auquel j’aspire vivement et cet ancien moi qui a peur de renoncer aux bénéfices du passé. 

L’identité intégrée et la spiritualité : ce niveau d’expérience se rapporte à ce qui nous connecte au monde auquel nous souhaitons appartenir et qui se trouve delà des frontières individuelles de l’identité, à ce qui donne du sens à notre vie. L’adoption de nouveaux comportements de santé implique parfois de relâcher notre égo et les peurs qui nous séparent d’un monde de l’esprit si riche de potentialités de transformations personnelles.  Ce niveau de processus est très souvent impliqué dans le cas des « guérisons remarquables » car il est source de hauts niveaux d’énergie.

L’expérience du temps 

Toute expérience humaine est codée par rapport au temps. Tout symptôme est associé à une recherche consciente ou inconsciente de significations à propos de ses causes dans le passé, par exemple, « Qu’ais-je fait pour avoir ce problème de santé ? » ; ou à propos de ses conséquences dans le futur « Ma vie est foutue ».  Le client fait parfois un lien entre l’apparition d’un symptôme et une souffrance psychologique (regrets, honte, culpabilité, colère, ressentiments, perte…etc.) en rapport avec des événements négatifs du passé. Même si l’événement est lointain, sa trace émotionnelle toujours présente dans la vie de la personne est source de stress chronique. L’enchainement émotionnel aux événements du passé accapare toutes les pensées de la personne qui n’arrive plus à se projeter sur un futur plus positif. 

De nombreux problèmes mentaux, cardiovasculaires, métaboliques, immunologiques, relationnels ont pour sources un stress chronique. Le rapport au futur peut être source d’anxiété, de peur, voire de panique, car le futur est par principe un espace d’incertitudes. Il est fort difficile d’adopter de nouveaux comportements en situation de stress. Le coach de santé peut intervenir pour agir sur les sources du stress chronique liés aux événements du passé (pardon, deuil, phobies, traumatisme) ou du futur (panique, acceptation de l’incertitude, changements génératifs).

La temporalité va intervenir lors de l’annonce du diagnostic d’une maladie dite « grave, invalidante, mortelle, ou sans solutions thérapeutiques actuelles. Dans cette situation la personne peut créer la vision d’une fin de vie ou de l’effondrement de ses projets de vie. Il est capital de distinguer la temporalité du diagnostic en lien avec le présent du symptôme et ses causes dans le passé, de la temporalité du pronostic en lien avec les conséquence futures du symptôme. Le pronostic médical représente une projection de l’évolution de la maladie, à partir des données statistiques disponibles concernant le taux de morbidité et de mortalité chez des personnes atteintes d’une maladie spécifique. Un pronostic est parfois perçu comme une « malédiction » du professionnel de santé à propos du futur d’un état de santé. Les statistiques sur l’issue d’une maladie sont le plus souvent représentées sous forme de courbe de Gauss, avec au centre la réponse habituelle et majoritaire des individus, et aux extrémités les exceptions à la règle. Pourtant une personne n’est pas une moyenne ni une statistique.  C’est à cette personne de décider, ce qui n’est pas simple face à l’autorité médicale, sur quelle partie de la courbe elle souhaite se situer dans le futur : les 70-95 % représentant les moyennes, ou les 5 à15 % représentant les exceptions qui sont en bonne santé malgré les prédictions médicales. Dans son ouvrage « Soigner envers et contre tout », le Dr Carl Simonton invitait ses patients à accepter le diagnostic médical et à refuser le pronostic lorsqu’il rentrait en conflit avec leur projet de vie. Nous avons en effet un réel pouvoir, non pas sur notre maladie, mais sur la manière de nous représenter ce que nous allons faire de notre maladie.  

L’expérience des relations

Un état de santé peut être influencé par : a) la relation à soi (les pensées positives ou négative à mon propos), b) la relation aux autres (les pensées de la famille, des professionnels de santé, de la communauté à mon propos), c) la relation au monde et ce que le monde peut penser de ma maladie. Ces différents cadres de référence sont autant de champs d’interventions en cas de maladie. L’optimisme comme l’espoir est un bon médicament, un environnement de soutien relationnel contribue à notre état de santé, et de nombreux travaux scientifiques montrent l’efficacité clinique des cercles de soutien et des guérisons à distance (3).       

L’exploration pratique des cartes mentales avec le modèle SCORE

Le modèle SCORE de Robert Dilts et Todd Epstein (1987) a été conçu en tant que pour résoudre un problème, quel que soit sa nature et son domaine Toutes les informations concernant un problème peuvent être regroupées en cinq catégories. Chacune des catégories peut être explorée dans sa verticalité (niveaux de processus) et ses dimensions horizontales (le temps et la relation) pour obtenir une représentation en trois dimensions. 

Fig SCORE sant 

L’état présent comporte le Symptôme et ses Causes

Le Symptôme est le témoin vérifiable par soi et parfois observable par d’autres d’un dysfonctionnement du client dans le présent. Le symptôme peut être physique (douleur, gène, intolérance, handicap fonctionnel…), psychologique et émotionnel (anxiété, dépression, colère chronique, deuil, addictions…etc.) Le symptôme se situe au niveau de processus des comportements, il est considéré comme une communication à propos d’un déséquilibre dans la vie de la personne, et il possède une intention positive, celle de rétablir l’équilibre de vie. Dans une approche médicale, le symptôme est soulagé, voire traité ou extirpé chirurgicalement.

La Cause représente l’événement déclencheur et du maintien du symptôme. La cause va donc interférer avec la modification du symptôme. Dans le cadre de référence médical, la cause est recherchée dans le domaine du physique et du biologique. Dans le cadre du coaching de santé, la cause d’un symptôme se trouve également dans les représentations mentales. Par exemple au niveau des capacités (l’absence de capacité de résilience, de gestion du stress…), au niveau des croyances et des valeurs (la possibilité, la capacité et le mérite de la guérison), ou de l’identité (changement de rôles personnels ou professionnelles, conflits identitaires, volonté de contrôler le monde…etc.). La plupart des maladies chroniques sont associées à un événement causal au niveau des croyances. Recadrer une croyance nécessite de passer à un niveau de processus et d’énergie plus élevé que celui de la croyance.

L’état désiré comporte l’Objectif et ses Effets

L’Objectif représente ce qui est souhaité à la place du symptôme. C’est un objectif comportemental formulé de façon positive, contextualisé, vérifiable et observable, et du ressort du sujet. L’objectif se situe, comme le symptôme, au niveau de processus des comportements et représente ce qui doit être réalisé pour obtenir le niveau de santé souhaité. C’est par exemple un objectif nutritionnel, relationnel, en lien avec l’arrêt du tabac ou l’exercice physique…etc. L’objectif est également le changement comportemental attendu par les professionnels de santé et le client. La répétition de ce comportement est susceptible de se transformer en nouvelle habitude de vie, et de modifier durablement l’état de santé de la personne. 

L’Effet représente les conséquences de l’atteinte des objectifs. 
L’effet positif représente la motivation à agir, qui se situe au niveau des valeurs, des croyances (nouvelles permissions) et de l’intention de santé (identité) à accomplir. Cette intention est la direction à partir de laquelle le système biopsychosocial peut s’auto-organiser et débuter son autoréparation, du moins si les interférences causales ont été prises en compte. L’effet se situe dans le futur, en première position de perception et à un niveau de processus de l’identité. L’effet peut se traduire par une intention de santé susceptible de générer de hauts niveaux d’énergie, et à partir de laquelle l’autoréparation peut se déclencher.  

L’effet négatif est en lien avec les questions écologiques c’est-à-dire les inconvénients à changer de comportement. C’est souvent le facteur qui fait le plus obstacle au changement de comportement, et qui est le moins exploré, et d’autant plus que la personne s’est identifiée (par exemple « je suis un fumeur, je ne suis pas un sportif… ») au comportement négatif à changer. 

La Ressource est ce qui facilite un changement

La ressource est ce qui lève les obstacles à la dynamique du système. La ressource peut être amenée à différents interactions du SCOE. Amener une ressource entre la Cause et le Symptôme (changement de croyance) peut atténuer voire faire disparaitre ce qui déclenche et maintient le symptôme. L’apport de ressource entre le Symptôme et l’Objectif (ancrages de ressource, condition de bonne formulation d’objectif) facilite la réalisation de l’Objectif. Une ressource entre l’objectif et l’Effet (hiérarchie de valeur, méta-objectif) permet d’accéder aux sources de motivation (valeur, intention). La ressource se situe nécessairement à un niveau de processus plus large que celui qui a généré le problème. Recadrer un comportement implique de travailler au niveau des stratégies. Modifier une stratégie implique de travailler au niveau des valeurs et croyances…etc. Il ne faut pas confondre ressource et technique. La ressource est comme un médicament, un agent de transformation. La technique est le moyen de rendre la ressource disponible (seringue, gélule, suppositoire…etc.)

Le SCORE est un modèle et non pas une technique. 

Un modèle est ce qui permet de réaliser de nombreuses simulations au niveau des cartes mentales, jusqu’à ce qu’on trouve celle qui sera efficace et appropriée à la résolution d’une problématique de santé. Dans une approche biologique et physique des maladies dans laquelle chaque symptôme résulte d’une cause spécifique et aura un effet prévisible, il est approprié de suivre une démarche ou une procédure propre à chaque situation médicale. Dans une approche mentale et émotionnelle des maladies, un symptôme peut résulter de multiples causes et peut avoir différents effets. Le modèle SCORE permettra l’exploration systémique des cartes mentales du client, et la recherche de différentes options, jusqu’à l’émergence d’une solution plus appropriée que d’autres à la réalisation des buts de santé. Il est évident que ces deux approches, celles de la médecine moderne centrée sur la maladie, et celle de l’approche intégrale centrée sur les représentations de la personne peuvent coexister et se compléter, pour le plus grand bénéfice de la personne en souffrance. 

La stratégie d’imagineering de Robert Dilts

Modifier un état de santé insatisfaisant, implique de modifier les comportements qui ont contribué à créer le problème de santé, et de trouver de nouvelles options permettant la réalisation d’un état de santé désiré. Etre un bon chef de projet de soi-même, nécessite d’imaginer le nouvel objectif et ses caractéristiques, d’organiser les actions pour réaliser l’objectif, et d’évaluation sans cesse le produit de l’imagination et de la réalisation. L’imagineering (4) de Robert Dilts, créé à partir de la modélisation du processus créatif de Walt Disney permet d’aborder ces trois étapes.  Pour Robert B. Dilts, le génie de Disney reposait sur sa capacité à explorer une situation à partir de trois cadres de référence distincts, celui du Rêveur, du Réaliste et du Critique. 

Le Rêveur (visionnaire) imagine la situation future désirée. Par rapport au modèle SCORE, le Rêveur est celui qui peut créer une intention de santé.  
Le Réaliste (pragmatique) développe des plans d'actions et les étapes de réalisation de la vision du rêveur. Par rapport au modèle SCORE, le Réaliste est celui qui établit un plan d’action pour passer de l’état présent (Symptôme et Cause) à l’état désiré (Objectif et Effets)
Le Critique (donne des feedback) évalue la progression en faisant des suggestions d’amélioration, à partir de différentes positions de perception, pour aligner les réalisations du Réaliste sur la vision du Rêveur. Dans le modèle SCORE, le critique est celui qui peut, soit saboter la vision du Rêveur et l’action du Réaliste par ses croyances limitantes, soit faciliter la réalisation du processus par la pertinence de ses feedbacks et de ses suggestions.  

Ces trois cadres de référence sont à la fois en polarité et en interdépendance dans le processus de créativité, car le rêveur sans réaliste restera un idéaliste incapable de concrétiser ses idées, le réaliste sans la source d’inspiration du rêveur est une sorte de robot, et le critique sans le rêveur et le réaliste est un destructeur.  Le travail du coach de santé est de de faire collaborer ses trois cadres de référence dont les schémas de pensée sont très différents, dans une sorte de démarche d’intelligence collective intra psychique. 

La technique de créativité comporte deux étapes. Dans la première le coach de santé demande au client de s’associer aux trois expériences de références (Rêveur, Réaliste, Critique) et de les ancrer de façon spatiale. Dans la seconde le coach demande au client d’amener le thème sur lequel il a besoin de créativité dans les différents espaces (Rêveur, Réaliste, Critique), et autant de fois que nécessaire, jusqu'à l’émergence (Euréka, je peux le faire) d’une action alignée avec la vision. 

3- les outils et techniques PNL

L’ensemble des outils et techniques PNL peuvent être utiles dans un coaching de santé. La spécificité du coaching de la santé, est d’aborder parfois des situations qui peuvent bouleverser les plans de vie des individus. Nous avons donc besoins d’outils et modèles qui permettent de situer le problème de santé dans le cadre plus large de la vie de la personne. La sélection des outils et techniques se fera en fonction des critères propres aux trois étapes essentielles et incontournables de tout changement en termes de santé et de guérison (voir le premier chapitre)   

Etablir une relation de soutien inconditionnel de la personne malade

Toutes les techniques facilitant l’établissement du rapport à soi et aux autres (Calibrer, synchroniser, guider) sont utiles. La qualité de relation entre deux personnes peut en elle-même être génératrice de transformations. Etablir une profonde connexion avec son interlocuteur est donc un prérequis au changement, ce qui nécessite un état de détente et de relaxation. Toutes les techniques (méditation, relaxation, état coach…etc.) permettant d’accéder à cet état de détente créative seront mise en œuvre avant et pendant l’accompagnement.  

Construire la carte mentale « enrichies » du futur de la personne malade

Les conditions de bonne formulation d’un objectif sont utiles mais donnent une vue partielle et « de surface » de la dynamique mentale. Le modèle SCORE permet l’exploration de la « structure profonde » de l’expérience humaine, là où se trouvent les éléments clés de « l’enrichissement » d’une carte mentale, à savoir la définition des buts profonds et inconscients (l’intention de santé) du sujet, et ce qui peut faire interférer avec sa réalisation (les croyances limitantes et conflits internes).  

Dans le cas des maladies chroniques, les interférences sont souvent des croyances limitantes, parfois installées depuis bien longtemps, et enfouies dans l’inconscient de la personne. Le coach de santé devra souvent faire appel à des techniques de changement de croyances limitantes (Ré empreinte, pont de croyance, méta structure des croyance, techniques verbales de changement de croyances…etc.) pour lever les inhibitions à l’action.  Il est également utile de disposer de techniques pour gérer les conflits de valeurs ou d’identité, ainsi que de techniques pour agir sur les pathologies des frontières identitaires qui sont des causes fréquentes, cognitives et non biologiques, de stress chroniques (Deuil, pardon, dépendances…etc.) 

Installer des rituels de changement

La transformation de l’intention de santé en comportements de santé et en habitudes de santé nécessite un travail quotidien, une véritable discipline personnelle. Le client doit devenir autonome dans la gestion quotidienne de sa santé. Certains schémas de pensée lui faciliteront la réalisation de cette autogestion en matière de santé: a) l’orientation de sa pensée vers ses buts de santé (Allers vers la santé) plutôt que l’évitement de la maladie ; b) une évaluation personnelle (une référence plus interne qu’externe) ce qui peut ou pas contribuer à ses buts de santé ; c) un accordage (matching) avec ce qui nourrit ses valeurs et un désaccordage (mismatching) de ce qui ne les nourrit pas ; d) un découpage de l’information pour passer du global (l’intention de santé) à la spécificité des comportements du quotidien ; e) un système de feedback interne (indicateurs de bien être) et externes (recommandations médicales) pour opérer les ajustements qui s’imposent au quotidien. Ces schémas de pensée constituent en quelque sorte le cahier des charges des nouveaux comportements à ritualiser. 

4- Les limites des approches PNL dans le champ de la santé 

La PNL étant issue de la modélisation de l’excellence de psychothérapeutes d’exception (Milton Erickson Virginia Satir, Fritz Perls), ses premières applications ont donc été psychothérapeutiques et ont concerné la santé mentale (5). Cette efficacité est largement attestée par ceux qui en ont le plus l’usage au quotidien, à savoir les professionnels de l’accompagnement au changement, c’est-à-dire les psychothérapeutes, psychopraticiens, coachs…etc. Dans le traitement du Syndrome de Stress Post Traumatique, l’efficacité des techniques PNL est à ce jour bien validée par cinq études contrôlées et randomisées (6). Les applications dans le champ de la santé physique sont bien plus nouvelles et ont encore peu fait l’objet de recherche.  Une revue systématique (7) réalisée en 2012 sur l’ensemble des publications ne faisait état que de cinq études rigoureuses (contrôlées et randomisées) sur l’évaluation de l’efficacité des techniques PNL dans des pathologies telles que les troubles anxieux, les problèmes de poids, les addictions, la claustrophobie dans des cas de scan cérébral (IRM). Les auteurs du travail de synthèse déclarent qu’il y a bien peu de preuves de l’amélioration de résultats liés à la santé par des interventions PN. Cette conclusion reflète avant tout le nombre limité d’études rigoureuses sur la PNL dans le champ de la santé, et non pas l’existence de preuves démontrant l’inefficacité de la PNL. Les études réalisées dans le champ du coaching de santé ne font pas références aux outils et méthodes de la PNL, citent très peu d’outils de communication, d’apprentissage et de changement, mais décrivent plutôt les compétences nécessaires à la pratique du coaching de santé. Voici les compétences les plus souvent citées (8) :  

  • Faciliter le processus de changement personnel du patient, sans recours aux directives.  
  • Etablir des relations qui permettent au coach de comprendre les valeurs, les motivations, les ressources et les obstacles spécifiques au processus de changement du patient.
  • Aider les patients à identifier leurs propres objectifs de changement.  
  • Faciliter l’atteinte des objectifs au travers d’une exploration de soi et d’un processus d'apprentissage actif, plutôt que par la dictée de ce qui doit être fait. 
  • Faciliter l’auto-responsabilisation et l’autonomie des patients dans la surveillance de leurs progrès. 

Face à ce référentiel de compétences du coaching de santé, les outils et techniques de la PNL semblent totalement appropriés. Par contre on ne sait aucunement si ces outils et techniques ont été utilisées dans les principales études cliniques publiées. Et il en est de même pour d’autres approches (AT, Systémique, hypnose,etc.). Quand les outils sont cités, l’Entretien Motivationnel et les TCC (Thérapies Cognitivo Comportementales) sont ceux qui reviennent le plus souvent.  

Dr Jean Luc Monsempès Avril 2021

Sources

(1) Huber M et al. Health: How should we define it ? BMJ 2011; 343:235-7
(2) Wolever RQ, Simmons LA, Sforzo GA, Dill D, Kaye M, Bechard EM, Southard ME, Kennedy M, Vosloo J, Yang N. A systematic review of the literature on health and wellness coaching: Defining a key behavioral intervention in healthcare. Global Adv Health Med. 2013;2(4):34–53.
(3) La science de l’intention et The Power of Eight: Harnessing the Miraculous Energies ...ouvrages de Lynne McTaggart
(4) Robert B. Dilts: Strategies of Genius. Volume I: Aristotle, Sherlock Holmes, Walt Disney, Wolfgang Amadeus Mozart. Meta Publications, Capitalo (California/USA) 1994,
(5) Recherche sur l’utilisation de la PNL en psychothérapie https://www.eanlpt.org/Research
6) RTM Protocole ; The RandR project ; http://randrproject.com/research.html
(7) Neurolinguistic programming: a systematic review of the effects on health outcomes Jackie Sturt, et al., Br J Gen Pract. 2012 Nov; 62(604): e757–e764; Published online 2012 Oct 29. doi: 10.3399/bjgp12X658287
8) A Systematic Review of the Literature on Health and Wellness Coaching: Defining a Key Behavioral intervention in Healthcare ; WoleverRQ, Simmons LA, Sforzo GA, et al 
Glob Adv Health Med. 2013; 2:38-57. doi:10.7453/gahmj.2013.042. 

Résumé : la place de la PNL dans le coaching de santé

La PNL propose un ensemble de postulats, de méthodologies et de techniques qui peuvent faciliter un accompagnement dans le champ de la santé. Le corps et les représentations mentales que nous en faisons sont deux composantes indissociables d’un même système vivant. Modifier durablement un état de santé implique donc d’intervenir médicalement sur le corps, et aussi sur nos représentations mentales. Celles-ci ont besoin d’être « enrichies » de nouvelles options d’amélioration ou de guérisons. Les méthodologies PNL permettent d’accéder à une communication profonde avec le client, et de comprendre la systémique mentale inconsciente qui limite ou facilite le développement d’un nouvel état de santé. Les techniques PNL, qui libèrent l’individu de ses causes de stress chroniques, font souvent appel à des changements de croyances.