Spiritualité, santé et PNL 

Spiritualité, santé et PNL 

Si vous recherchez des preuves scientifiques de l’influence de la spiritualité spirituelles sur la santé physique et mentale, vous les trouverez facilement. Ces nombreuses études sont longtemps restées méconnues des professionnels de santé.

Avec sa Charte de Bangkok (2005) l’OMS a inclut la dimension spirituelle dans sa définition du concept de santé, ce qui permet maintenant de considérer l’humain dans ses quatre dimensions : bio, psycho, sociale, et spirituelle. Aux Etats-Unis, le Spiritual Care propose différentes manières d’appréhender « le spirituel » dans le domaine de la santé. En 2014, plus de 70 écoles de médecine aux États-Unis offraient des formations sur la spiritualité et la médecine. Cet intérêt nouveau pour le spirituel et la santé pourrait s’expliquer, d’une part par la reconnaissance des limites d’une médecine scientifique qui semble avoir réduit l’individu à une maladie et qui ne peut apporter de solutions à la souffrance émotionnelle et psycho spirituelle, et d’autre part la forte croissance des études scientifiques rigoureuses sur les bénéfices des croyances spirituelle sur la santé. Il y a bien sur des obstacles à l’intégration de la spiritualité dans le champ de la santé. Au nom d’une laïcité mal comprise, le rationalisme et le réductionnisme scientifique contemporain peut avoir du mal à concevoir la spiritualité individuelle comme un puissant levier complémentaire de guérison. Les modèles pratiques de guérison spirituelle existent, et la PNL en propose plusieurs, mais ils reposent sur des logiques de fonctionnement qui sont totalement étrangères au monde médical et scientifique. A la lumière de ses bénéfices, le processus spirituel mérite d’être intégré dans les pratiques d’accompagnement, qu’elles soient médicales, psychothérapeutiques ou de coaching  de santé.

Une définition de la spiritualité

La spiritualité est un élément constitutif et intrinsèque de l’être humain dans sa quête de sens, de dépassement de soi et d’unification de son expérience de vie. La notion de spiritualité peut être conçue comme la conscience ou la recherche du sens de sa propre vie, des relations à autrui et au monde. Selon l'individu ou la culture, l'expérience du spirituel peut être représentée sous forme d’un "Dieu" unique, un ensemble de divinités, un domaine des esprits, une énergie quantique subtile, une divine matrice reliant tout dans l'univers, une puissance externe initiatrice…etc.

Les expériences spirituelles ne sont pas toutes religieuses. Si la spiritualité est un besoin naturel et universel de lien et de sens, la religion tente d’y répondre par la création d’une communauté autour de l'institutionnalisation de croyances, de valeurs et de codes éthiques spécifiques. 

Pour la PNL systémique la spiritualité désigne l'expérience subjective de faire partie d'un "système plus large", qui va au-delà des frontières de notre individualité (nos valeurs et croyances, nos pensées) et de nos perceptions habituelles pour s'étendre à notre famille, à notre communauté et au monde qui nous entoure. Robert Dilts situe le processus spirituel sur la partie supérieure de sa pyramide des niveaux d’apprentissage et de changement, là ou celle pyramide commence à s’inverser pour symboliser l’élargissement des niveaux de conscience et des expériences "d’éveil" Par les niveaux de force ou d’énergie qui lui sont associés, ce processus possède le potentiel d’unifier voire de guérir toutes les dimensions physiques, psychiques et affectives de la personne.

La découverte de l’expérience spirituelle implique des questions en rapport avec le sens de notre vie, la vision du monde auquel nous voulons appartenir et notre contribution personnelles (notre mission) à notre vision. L’expérience spirituelle se retrouve dans toutes grandes réalisations humaines, dans le domaine du leadership, de la santé, des sciences et des arts. Albert Einstein disait que ses travaux étaient guidés par cette interrogation constante sur la pensée de Dieu « Je veux savoir comment Dieu a créé ce monde. Je ne m'intéresse pas à tel ou tel phénomène, au spectre de tel ou tel élément. Je veux connaître les pensées de Dieu, le reste ce sont des détails. »

Pour Robert Dilts l‘expérience spirituelle met en œuvre deux facettes de notre identité qui peuvent s’opposer ou s’harmoniser. L'ego est centré sur ses propres besoins, il individualise et nous sépare des autres. L'âme est centré sur les besoins des autres, elle connecte à ce qui est plus grand que nous. L'ego recherche la sécurité, la survie, la maîtrise, la reconnaissance et l'accomplissement. L’âme recherche les occasions de croissance, de servir les autres au travers, de connexion aux autres, d'expansion de sa conscience et d'éveil. Lorsqu’on aligne les réalisations de l’égo sur les besoins de l’âme, la dualité entre l'ego et l'âme n’a plus de raisons d’exister. 

Les cartes mentales d’un tout plus vaste

Si toutes les expériences spirituelles se rapportent à notre sentiment de faire partie de quelque chose de profond, de bien plus vaste que nous, d’interconnexions invisibles, comment se représenter ce « Tout » en dehors de toute référence religieuse ? Les métaphores peuvent grandement nous y aider. 

L'anthropologue G. Bateson parlait d’une « écologie de l’esprit », d’un schéma qui relie toutes les choses ensemble en un tout plus grand. En tant qu'individus, sommes un sous-système de ce système plus vaste. « L'esprit individuel est immanent, mais pas seulement dans le corps. Il est immanent également dans les voies et les messages extérieurs au corps ; et il existe également un Esprit plus vaste, dont l'esprit individuel n'est qu'un sous-système [...] ; il est comparable à Dieu, mais il n'en est pas moins immanent à l'ensemble interconnecté formé par le système social et l'écologie planétaire. » (Steps to an Ecology of Mind, 1972)

Dans son livre Le cheval dans la locomotive, l’écrivain A. Koestler propose la notion de holon (du grec « entier »)  pour définir ce qui est à la fois un tout et une partie d’un tout plus grand. Par exemple une protéine humaine est un tout composée d’atomes et de composantes subatomiques et aussi un constituant d’une cellule humaine qui est un tout appartenant à un organe. Chaque organe est un tout appartenant à un ensemble d’organes et qui eux mêmes sont des constituants de fonctions. Ces dernières sont en même temps des touts et des parties d’une personne. Celle-ci est un tout complet et en même temps en lien à un vaste ensemble d’autres éléments (humain, animaux, végétaux…etc.). Un holon est influencé et influence l’ensemble dont il fait partie. L'information circule dans les deux sens. Quand la bidirectionnalité du flux d'information et la compréhension du rôle de chaque composante sont compromises, pour quelque raison que ce soit, le système commence à s'effondrer. Les ensembles ne reconnaissent plus leurs dépendances vis-à-vis de leurs parties et celles-ci ne reconnaissent plus l'autorité organisatrice des ensembles. Certains biologistes perçoivent l’apparition des cancers comme la conséquence de tels effondrements. 

Le philosophe contemporain Ken Wilber, à la suite de Arthur Koestler et de Clare Graves (les niveaux de conscience de la Spirale Dynamique), a cherché à concevoir une "vision intégrale" du monde dans lequel nous vivons, allant du microscopique au macroscopique. Sa Théorie du Tout tente d′inclure la matière, le corps, le mental, l′âme et l′Esprit tels qu′ils se manifestent dans une vision exhaustive et inclusive de l′individu, de la culture et de la nature.

Pour le Dalaï-Lama et des physiciens tels que Fritjof Capra (Le Tao de la Physique) Amit Goswani (Science et spiritualité : une intégration quantique), Raja Ramanna (le père de la physique nucléaire en Inde), la connexion entre physique quantique et spiritualité est plus qu’évidente. Selon le Dalaï Lama, les atomes de notre corps contiennent une partie de cette poussière d’étoiles avec laquelle l’univers s’est créé. Nous sommes biologiquement connectés à n’importe quel être en vie. Nous serions des êtres à l’énergie invisible qui vibre, des entités unies à tout ce qui existe et les atomes de notre corps ou de l’univers sont sensibles face à tout ce que nous pensons, ressentons et faisons.

Selon la théorie des champs morphogénétiques du biologiste Rupert Sheldrake, (A New Science of Life 1981), des « champ de forme » contenant de l'énergie et de l'information mais dépourvus de matière (atome, électrons, etc.) seraient déterminants dans le comportement des êtres vivants qui hériteraient des habitudes de leur espèce par « résonance morphique » et dont les actions influenceraient les « champs de forme ». La mémoire serait inhérente à la nature. Un individu possèderait inconsciemment la mémoire de la vie de son système familial par son appartenance à son champ morphique. Ces principes se retrouvent dans les pratiques des constellations familiales (Bert Hellinger ) qui sont susceptible de favoriser la stabilisation d’un système vivant et la résolution d’un problème familial (traumatisme, exclusion…etc.) inter générationnel.  

Dans ses ouvrages (Le champ de la cohérence universelle, La science de l’intention) la journaliste scientifique Lynne McTaggart s’appuie sur les travaux de nombreux scientifiques pour démontrer l’existence d’une conscience collective, sous forme d’un vaste champ d’énergie quantique, capable d’accéder à des informations qui se situent bien au delà des frontières habituelles de l’espace et du temps. Le pouvoir de l’intention individuelle et de groupe est une force susceptible de transformer et guérir nos vies. L’intention de groupe exerce un effet miroir qui affecte autant les destinataires que les émetteurs.   

Ces différents exemples nous aident à considérer la relation entre spiritualité et sciences (médicales ou autres), non pas comme deux disciplines séparées et indépendantes les une des autres, mais comme des réalités inter reliées. L’esprit est inextricablement relié à la matière, une matière qu’il semble en mesure d’impacter. L’infiniment petit est relié à l’infiniment grand. Une expérience de type spirituel est en mesure d’influencer des aspects subatomiques de notre fonctionnement. 

L’impact de la spiritualité sur la santé

Les personnes malades veulent être vus et traités comme des personnes à part entière, dans leurs dimensions physiques, émotionnelles et spirituelles, et non comme des maladies. Ignorer l'un de ces aspects du fonctionnement humain donne au patient le sentiment d'être incomplet et peut même nuire à sa guérison. C’est ce qui a poussé Harold G. Koenig (1,2,3) a explorer les centaines d’études scientifiques rigoureuses portant sur les liens entre spiritualité et santé. Dans ses publications, ce chercheur parle indifféremment de spiritualité et de religion, car pour lui la grande majorité des Américains ne font pas de distinctions entre ces concepts et aussi parce que la plupart des recherches reliant la spiritualité à la santé ont porté sur les croyances religieuses.

   

 % d’études 

Thème

N études     

positives      

négatives        

Bien être & bonheur ++

326

79 %  

0,03 %

Espoir ++

40

73% 

 

Optimisme ++

32

81%

 

Sens et finalité

45

93%

 

Estime de soi

69

61%

8%

Sentiment de contrôle

21

61

33%

Altruisme

47

70 %

10 %

Dépression

444

61%

28%

Tentatives de suicide

141

75% 

3%

Anxiété

299

49%

11%

Psychoses & Schizophrénie 

43

33%

23%

Troubles bipolaires

4

50 %

 

Addictions

278

86%

1%

Délinquance

104

79 %

3%

Relations de couple 

79

86 %

 

Soutien social 

74

82%

 

Etudes cliniques sur l’impact de la spiritualité sur la santé mentale

   

% études positives et négatives 

Thèmes                              

N études

positives

négatives

Tabagisme   

137                

90 %

 

Exercice

37

68%

16%

Régime

21

62%

5%

Contrôle du poids

36

39 %

19 % *

Comportements sexuels

95

86

1%

* Résultats + limités à certains groupes religieux ou socio démographiques

Etudes cliniques sur l’impact de la spiritualité sur les comportements de santé 

   

% études positives et négatives

Thèmes 

N études

Positives

Négatives

Pathologie coronarienne

19               

63%

0,5 %

Hypertension

63

57%

11%

Risque d’AVC

9

44%

10%

Démences et Alzheimer

21

48 %

14%

Fonction immunitaire

27

56 %

4%

Fonction endocrine

23

74

 

Cancer

29

55%

7%

Autonomie physique

61

36 %

23%

Santé auto-évaluée

50

58%

10 %

Douleurs et sympt. physique

56

39%

25%

Longévité

121

68 %

5%

Etudes cliniques sur l’impact de la spiritualité sur la santé physique

Les travaux de Harold G. Koenig ont recherché les corrélations positives et négatives entre les croyances religieuses et spirituelles (R/S) et la santé mentale et physique. Les résultats montrent que ceux qui ont ces croyances R/S ont une meilleure santé mentale et s'adaptent plus rapidement aux problèmes de santé par rapport à ceux qui n’ont pas ces croyances R/S. La majorité des études publiées dans des revues à comité de lecture, font état de bénéfices dans les trois domaines étudiés : 

1. les émotions positives (en particulier les sentiments de bien être, d’espoir, optimisme, sens et finalité, estime de soi, gratitude) et les maladies mentales (dépression, risque suicidaire, addictions, délinquance, relations de couple et sociales) 
2. les comportements de santé (tabagisme, exercice physique, l’alimentation, la sexualité)
3- la santé physique (pathologie cardiovasculaire, démences, cancers, fonctions immunitaires, douleur et mortalité)

Au total, entre deux tiers et trois quarts des études montrent que les individus ont une meilleure santé mentale et s'adaptent mieux au stress s'ils sont une croyance R/S. L'ampleur du bénéfice potentiel sur la santé physique est comparé à celui obtenu par l'abstention du tabac et pourrait correspondre à un l'allongement de la durée de vie de 7 à 14 ans. 

Koenig formule certaines recommandations aux cliniciens : a) s’abstenir de prescrire des croyances ou activités religieuses pour des raisons de santé ; b) reconnaître et respecter la vie spirituelle propre à chaque patients ; c) soutenir quand c’est approprié les croyances religieuses du patient, ce qui l'aide à faire face à la situation. Le réconfort apporté par un médecin à son patient en l’aidant à donner un sens à sa vie, est probablement ce qui manque le plus dans la relation soignant-soigné. 

Ces données sur les bénéfices de la spiritualité sur la santé soulignent l’importance de compléter les formidables armes techniques et pharmaceutiques de la médecine moderne par une approche globale de l’être humain, tout à la fois corps, mental et esprit vivant.

L’expérience subjective de la spiritualité et la PNL

Le champ du spirituel et les processus qui les influencent représentent un domaine d'étude relativement récent en PNL. Ses nombreux développements ont été initiés par Robert Dilts et Robert McDonald dans leur ouvrage Tools of the Spirit, 1997 (4)

Pour la PNL, la spiritualité est un concept (une nominalisation) et aussi une expérience que nous vivons au travers de notre neurologie (notre système nerveux), notre langage et nos cartes mentales (nos programmes). La neurologique des processus spirituel se rapporte au "champ relationnel" créé par les relations entre nos propres systèmes nerveux et ceux des autres, pour former une sorte de système nerveux collectif plus vaste. Ce champ d'interaction qui est souvent appelé « esprit de groupe », ou « conscience collective », peut également comprendre les « systèmes nerveux », ou « réseaux d'informations » issus d'autres systèmes vivants, ou de notre environnement.  Si ce champ reste invisible et non mesurable à ce jour, son existence ce mesure par les effets qu’ils génèrent. De même que les ondes wifi ou téléphoniques se voient pas, vous savez qu’elles existent par les possibilités de communication qu’elles vous offrent.

Ce  « champ relationnel » est souvent évoqué pour expliquer des phénomènes qui impliquent une action à distance, comme les guérisons des guérisseurs ou des groupes de prière. Selon Rupert Sheldrake, le changement dans une partie d'une population stimule le changement dans un autre membre de la population, ou dans le groupe dans son ensemble, sans aucun contact physique direct.

Pour Dilts et McDonald, l'étude de la structure de l'expérience subjective de la spiritualité montre la présence fréquente des caractéristiques suivantes : a) des représentations souvent symboliques et non littérales des interrelations que nous ne pouvons percevoir directement ; b) des distorsions sensorielles ou des combinaisons inhabituelles de sous-modalités sensorielles. Par exemple, les "visions" religieuses seraient souvent caractérisées par des images distantes, grandes, lumineuses et claires. La voix de "Dieu" est généralement représentée comme distante, forte et claire ; c) des "synesthésies", ou des chevauchements entre les expériences sensorielles. Les gens ne voient pas seulement quelque chose, mais l'entendent et le ressentent en même temps (comme un musicien pourrait "voir" et "ressentir" la musique) ; d) une très forte intensité du vécu de l’expérience et souvent la découverte d’un nouveau niveau d’énergie. 

Pour étudier le domaine de l’Esprit, Dilts et McDonald proposent de faire les distinctions suivantes: a) l'Esprit se manifeste sous forme de sagesse, vision, mission et guérison, quand il est reconnu et pris en compte ; b) l'Esprit est susceptible de produire des sentiments d'amour, de compassion, de joie et de paix ; c) les "outils" de l'Esprit nous aident à amener plus d’harmonie et d’alignement entre nos esprits individuels (notre système nerveux) et l’esprit plus grand (le grand système nerveux) dont nous sommes membres. Les outils traditionnels de l'esprit sont la prière, la méditation, les arts (lectures, chant, danse, poésie) les mythes, rituels et bénédictions, etc.

Les nouveaux « outils de l’esprit » de la PNL viennent de la combinaison d’outils classiques -tels que la conscience sensorielle, les perspectives multiples, les niveaux neurologiques, les métaphores,  ancrage et lignes de temps - au principe de l'"intention positive" et aux présuppositions de la PNL.

Des outils et techniques PNL 

Les techniques utilisables dans les processus de « guérison spirituelle » sont assez nombreuses. Les hauts niveaux d’énergie associés à l’activité de l’esprit trouvent leur utilité dans des situations d’adversité telles que les problématiques médicales « complexes », en complément du travail des professionnels de santé. Toute expérience spirituelle n’est pas synonyme de changement ou de guérison. Selon Stephen Gilligan, tout réel changement implique : a) une intention de changer congruente, clairement définie et pleinement incarnée, qui va focaliser notre pensée et notre énergie sur le changement souhaité ; b) une profonde relation à soi (valeurs, mission, vision), aux autres (relation de soutien) et au monde qui nous entoure (porteur de ressources et sagesses) par une connexion aux vaste champ de ressources (personnes, lieux, mentors…) ; c) une pratique ou une discipline.  Voici quelques une des techniques traitant du processus spirituel. 

Le processus de guérison spirituelle de Dilts et McDonald (1991) élargit les trois positions perceptuelles fondamentales de la PNL en y ajoutant une "quatrième" position de "plénitude spirituelle" pour en faire un outil de guérison spirituelle. Les différentes manières de décrire les expériences spirituelles correspondant le plus souvent aux trois positions de perception : a) dans la 1ère position, "L’autre est une extension de moi". Les frontières entre "soi" et "les autres" disparaissent et tout est perçu comme étant "soi-même" ; b) dans la 2ème position, "Je me sens l'un avec l'autre". Le sens du "moi" ayant cessé d'exister, la personne peut s’identifier à quelque chose d'extérieur à elle-même, une autre personne ou le monde ; c) dans la 3ème position, "Nous faisons tous deux partie de quelque chose de bien plus grand que nous et que la réalité perçue physiquement. La 4ème position, celle de "plénitude spirituelle" est comme la crête d’une pyramide qui englobe et ajoute de la profondeur aux trois autres positions. Un énorme potentiel de transformation et de guérison profonde est créé en amenant l'expérience de « la plénitude spirituelle » dans les autres positions perceptives. Il est préférable de faire appel à une autre personne (un "ange gardien") pour accompagner le sujet dans les différentes étapes de la procédure.

Les ancres glissantes pour la guérison et l’intégrité de Robert Dilts (1990). Si les ancres sont utilisées pour déclencher un état, les ancres glissantes sont utilisées pour ancrer la progression d’un état ou d’un processus à travers le temps, dans le but d’augmenter (ou diminuer) l’intensité d’un état, ou de marquer les séquences de changement à travers le temps. L’ancre glissante est utilisée par exemple en demandant au sujet de lever progressivement un bras pendant que l’accompagnateur laisse glisser sa main du bas vers le haut et que le sujet se représente la progression d’un processus. Cette technique implique la présence d’un sujet et deux coachs qui vont créer un « champ relationnel » en se mettant dans un état de centrage. Un coach installe la première ancre glissante sur le bras droit pendant que le sujet se représente les étapes de son processus de guérison vers l’état désiré. L’autre coach installe la seconde ancre glissante sur le bras gauche pendant que le sujet se représente l’intensité d’une expérience spirituelle. Puis les deux coachs activent en même temps les deux ancres glissantes. L’expérience, souvent surprenante, active et connecte les ressources des deux hémisphères cérébraux (le cerveau gauche spécifique et séquentiel et le cerveau droit global et symbolique), et donne le sentiment que le processus de guérison est soutenu par une ressource interne et externe.

Le processus de transformation essentielle (Core Transformation de Connirae and Tamara Andreas) repose sur l’idée que tout comportement possède une intention positive connectée à quelque chose qui donne du sens au comportement en question et nous connecte à ce qui est au delà de nous. La technique comporte deux grandes étapes : a) la recherche de l’intention de la partie responsable du symptôme, puis l’exploration de l’intention de l’intention jusqu’à l’atteinte d’un état essentiel (P.e., Se sentir exister en tant que soi, Paix intérieure, Amour inconditionnel, Se sentir OK indépendamment des résultats, Unité et connexion…), reconnaissable par son caractère ultime, non lié à un contexte, la richesse des significations, le niveau d’énergie associé ;  b) puis une « redescente » des niveaux d’intention pour apporter l’état essentiel au symptôme. 

Le Wholeness process de Connirae Andreas. Dans la spiritualité orientale, le soi est généralement considéré comme une illusion et l'éveil est perçu comme un processus de lâcher prise de l'ego. Ce processus permet d’accéder à une structure intérieure de sagesse qui est au delà de l’égo et aussi au-delà du niveau de conscience habituel. Ce processus transformateur est applicable à la guérison de blessures émotionnelles profondes, d'expériences de vie difficiles, de problèmes relationnels et de nombreux symptômes physiques (insomnie, douleur chronique, migraines…). 

Dr Jean Luc Monsempès  

 Article initialement publié dans la revue "Métaphore" janvier 2021 de l'association NLPNL 

Références

(1) Koenig, H.G. (2000). «Religion, Spirituality and Medicine: Application to Clinical Practice», Journal of JAMA. 2000; 284(13):1708. doi:10.1001/jama.284.13.1708-JMS1004-5-1 Google Scholar 10.1001/jama.284.13.1708

 (2) Religion, Spirituality, and Health: The Research and Clinical Implications; Harold G. Koenig; Psychiatry. 2012; 2012: 278730.  https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3671693/

(3) Religion, spirituality, and health: a review and update, Harold G Koenig ; Advances in Mind-body Medicine May 2015, 29(3):19-26

(4) Robert Dilts et Robert McDonald (Tools of the Spirit, 1997).

(5) Transformation essentielle, Tamara Andreas, Connirae Andreas, Ed LaTempérance