Les deux côtés maintenant : complémentarité et transe générative, par Stephen Gilligan

Les deux côtés maintenant : complémentarité et transe générative, par Stephen Gilligan

L'un des principaux objectifs de la transe générative est de libérer l’esprit conscient des positions rigides dans lesquelles il peut rester coincé, afin que de nouveaux apprentissages puissent avoir lieu.

(L'âme) ne voit pas la joie et la tristesse
comme deux sentiments différents. 
Elle est avec nous
que dans leur union. 
Nous pouvons compter sur elle
lorsque nous ne sommes sûrs de rien
et curieux de tout.
W. Symborska ("Un peu de l'âme" )

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Le grand physicien quantique, Neils Bohr, avait l'habitude de dire qu'il existe deux types de vérité. Dans la vérité superficielle, le contraire d'une affirmation vraie est faux ; dans la vérité profonde, le contraire d'une affirmation vraie est également vrai. Dans le travail de transe générative, ces deux niveaux correspondent à l'esprit conscient et à l'inconscient créatif. Nous considérons l'esprit conscient comme ayant une position spécifique dans un champ systémique (de nombreuses positions), tandis que l'inconscient créatif repose dans le champ (de toutes les positions). Nous considérons de plus que l'esprit conscient est utile lorsque nous voulons répéter des schémas du passé, tandis que l'inconscient créatif est bien plus compétent lorsque nous voulons créer de nouveaux schémas ou de nouvelles compréhensions.

Il est bien sur facile de rester coincé dans les positions rigides de l'esprit conscient, et donc de répéter le passé. L'un des principaux objectifs du travail de transe générative est donc de libérer la conscience des positions figées, afin que de nouveaux apprentissages puissent avoir lieu. Pour réaliser cela, le processus de complémentarité constitue une approche clé, une approche dans laquelle l'attention est simultanément accordée à de multiples positions (souvent contradictoires). Par exemple, je suis blessé ET je suis entier et non blessé, ou je suis connecté aux autres ET je suis séparé. Lorsqu'ils sont maintenus d'une manière centrée et ouverte, ces schémas "Les deux à la fois/et" brisent la "tyrannie de la vérité unique" et ouvrent les portes des "possibilités infinies" du soi créatif. Mais ces mêmes schémas, lorsqu'ils sont maintenus dans un contexte désintégré (tel que le stress), peuvent nous jeter dans l'abîme des symptômes et des souffrances. Ce texte explore comment ces compréhensions générales constituent une pierre angulaire du travail de transe générative.

1.  La dualité est l'unité psychologique de base qui sous-tend les réalités expérientielles

Au fond, l'esprit cognitif est organisé autour de dualités.  Toute chose contient son opposé, et la réalité est construite à travers une relation dynamique entre ces opposés : inspiration et expiration, soi et l'autre, immobilité et mouvement, etc.  L'une des différences fondamentales entre l'esprit conscient et l'inconscient créatif réside dans cette relation entre les opposés : l'esprit conscient s'organise autour de relations "soit/soit" et privilégie un côté de la complémentarité par rapport à l'autre, tandis que l'inconscient créatif entretient une relation "les deux à la fois/et" dans laquelle les deux côtés sont simultanément engagés.

2.  Lorsque les opposés sont maintenus dans un équilibre rythmique, la vie se déroule bien.

Dans la mesure où l'esprit conscient peut être perçu comme le manager qui facilite la vision de l'inconscient créatif, un déplacement équilibré entre les positions est logique.  Car pour créer quoi que ce soit dans le monde, il faut choisir une valeur plutôt qu'une autre à un moment donné. Pour marcher, par exemple, nous devons avancer un pied, puis l'autre, puis revenir au premier, etc.  Tant qu'il y a un équilibre rythmique, il n'y a pas de problème.  Nous travaillons dur, puis nous nous reposons, puis nous travaillons à nouveau ; nous nous connectons aux autres jusqu'à ce que nous ayons besoin de solitude, ce qui nous ramène ensuite à la connexion avec les autres ; notre carte mentale stable finit par devenir intenable et instable, ce qui conduit à une nouvelle stabilité.  De cette façon, l'esprit conscient réalise la vision de l'inconscient créatif (voir McGilchrist, 2010).1

3. Lorsque les opposés sont maintenus dans une opposition rigide, avec un côté représenté comme "bon" et l’autre étiqueté "mauvais", les problèmes et les symptômes se développent.

Alors que chaque côté d'une complémentarité peut être utilisé de manière positive ou négative, et peut être expérimenté et exprimé par un nombre pratiquement infini de formes possibles, il est facile de s'enfermer dans des valeurs et des jugements figés. Car cela bloque l'alternance rythmique entre les opposés, cruciale pour le déploiement de la créativité, et crée ainsi des symptômes. Par exemple, Claire a grandi dans une famille où la règle de base était de "toujours travailler dur", avec pour corollaire les injonctions de "ne jamais se reposer" et de "ne jamais se la couler douce".  Cette famille était exceptionnelle, la plupart de ses membres étant des personnes qui avaient réussi et qui s'investissaient également dans leur communauté. Cette famille ressemblait à l'ancien clan familial Kennedy, dans lequel les vacances étaient consacrées à des compétitions sportives intenses et obligatoires.

Dans cette famille, les valeurs figées tournaient autour de la complémentarité "activité/repos», être actif était "bon" et signifiait toujours travailler et réussir dans le monde, tandis que le repos était "mauvais" et signifiait rester assis et se sentir coupable et sans valeur. C'est un exemple de l'esprit conscient qui privilégie un côté plutôt que l'autre. Si un côté est maintenu dans un blocage neuromusculaire, il produira un déséquilibre rigide. Jung avait coutume de dire que l'inconscient est toujours en train de compenser, c'est-à-dire d'essayer d'équilibrer les déséquilibres de l'esprit conscient. Il n'est donc pas surprenant que Claire ait développé un symptôme en rapport avec l'impossibilité d'être active, c'est-à-dire une forme étrange de fatigue chronique qui l'a laissée alitée et incapable de travailler. Dans le modèle de transe générative, le symptôme est sous une forme négative parce que son modèle de base est maintenu dans une relation humaine négative.

L'un des principaux objectifs de la transe générative est de maintenir les deux parties d'une relation de manière positive, puis de voir comment elles peuvent "faire l'amour, pas la guerre". Ainsi, Claire a été invitée à entrer en transe générative et à accueillir la partie d'elle qui ressentait une fatigue chronique. Lorsque j'ai demandé à cette partie son intention et son besoin, elle m'a répondu en me touchant le cœur :

Je veux juste m'abandonner.
Après quelques instants de silence, elle a ajouté,
Mais j'aime tellement mon travail.

Avec sa compréhension figée, ces besoins complémentaires, le yin de l'abandon et le yang du travail, s'excluaient mutuellement, générant ainsi un symptôme. Dans la transe générative, nous explorons comment les côtés conflictuels d'un symptôme peuvent être vécus comme des parties d'une unité plus profonde, de façon à ce que leur intégration équilibrée permette des percées créatives, plutôt que des effondrements destructeurs. Claire a donc été invitée en transe à permettre à son inconscient créatif de développer de nouvelles façons d'expérimenter et d'exprimer des formes intégrées de cette complémentarité, c'est-à-dire de faire du bon travail ET de rester connectée et détendue. Trouver un équilibre entre les deux côtés est devenu la partie intégrale de son processus de guérison.

4. Lorsque les deux côtés d'une complémentarité sont maintenus négativement et activés simultanément, des scissions profondes et des symptômes négatifs apparaissent.

Alors que le plus souvent un des côtés d'une complémentarité domine, de temps à autre les deux côtés sont simultanément et également activés. Cela produit un effet surprenant et puissant : l'esprit conscient s'effondre et le champ quantique de l'inconscient s'ouvre. Il peut s'agir de quelque chose d'aussi simple et agréable qu'une bonne blague. L'une des préférées de Milton Erickson était la suivante :

Mr. and Mrs. Bigger had a baby and everybody wanted to know who was the biggest Bigger. Of course, the baby was a little Bigger.

Le rire d'une blague se produit lorsque les deux cadres différents - dans ce cas, Bigger et bigger - sont maintenus de façon simultanée. Les liens de l'esprit conscient sont rompus et l'inconscient créatif se libère avec la musicalité du rire.

Dans le travail de transe générative, nous considérons le maintien des côtés opposés d'une complémentarité comme une manière rapide de générer une transe. Une importante prémisse est que l'inconscient peut être positif ou négatif, selon la relation humaine qui a été établie avec lui ; ainsi certaines transes qui en résultent peuvent être résolument négatives. Par exemple, les recherches de Bateson (2) sur la schizophrénie l'ont amené à proposer une théorie communicationnelle du "double lien" selon laquelle l'expérience et le comportement schizophréniques sont une réponse à des messages contradictoires donnés dans un contexte négatif. Ainsi, une mère peut implorer de façon répétitive son enfant de s'approcher (message verbal) tout en insistant pour qu'il s'éloigne (message non verbal des bras qui repoussent l’enfant). Ces doubles messages seraient accompagnés de trois règles tacites : a) Vous ne pouvez pas méta-commenter sur les doubles messages ; b) Quel que soit le message auquel vous répondez, vous avez tort, et c) Vous ne pouvez pas sortir du contexte. Selon Bateson, ce schéma de double contrainte schizophrénogène évoquerait une réponse structurellement similaire chez le destinataire, à savoir "schizo" (scission) "phrenos" (esprit).

Plus récemment, un type de double contrainte négative très proche a été proposé par Peter Levine (2010) dans ses travaux novateurs sur le traumatisme. (3) Il décrit l’existence d’une réponse inter-espèces à une menace traumatique, une sorte de "transe traumatique" dans laquelle un animal est bloqué dans une immobilité ou se replie dans l'impuissance. Il insiste tout particulièrement sur le fait que la réponse initiale à une menace est soit de fuir, soit de se défendre. Si aucune de ces réponses qui sollicite l’utilisation des membres n'est disponible, cela crée une sorte de "double contrainte négative" qui produit la "transe traumatique".

D'une manière plus générale, nous pouvons considérer la plupart des symptômes comme des chocs violent entre des opposés. Une représentation simple d'un problème est la suivante,

Je veux X mais Y se produit à la place.

Dans de tels cas, X et Y peuvent être considérés comme des compléments qui, lorsqu'ils sont activés dans une relation d'inhibition mutuelle, submergent la position unique de l'esprit conscient, perturbent l’expérience (non intégrée) "les deux à la fois/et » de l'inconscient, c'est-à-dire créent une transe ou un symptôme négatif. Comme nous le verrons, la transe apporte un contexte sûr et résilient dans lequel les parties conflictuelles peuvent être démêlées puis intégrées dans une unité complémentaire.

5. Lorsque les deux côtés d'une complémentarité sont maintenus positivement et activés simultanément, une intégration créative et une nouvelle conscience se produisent.

L'une des contributions les plus extraordinaires de Bateson (1955/1972) a été son concept de la communication à "double message" au-delà de la schizophrénie, dans laquelle il a suggéré que toute communication humaine distincte contient des messages doubles. On retrouve cela dans l'humour, le jeu, l'amour mature (où deux partenaires créent un espace qui inclut les différentes positions individuelles, plus une troisième position "nous") et l'hypnose (où il y a deux niveaux d'expérience, le conscient et l'inconscient). Dans ces contextes, la qualité "les deux à la fois/et" de la communication ouvre une dimension plus profonde au-delà du cadre unique de l'esprit conscient. Dans ses travaux ultérieurs, Bateson a souligné que toute carte « écologique » doit au minimum comporter une « double description », c'est-à-dire au moins deux perspectives différentes, voire contradictoires. Lorsque les différentes descriptions sont combinées de manière esthétique, une dimension plus profonde s'ouvre, un peu comme le processus de vision binoculaire ou d'écoute stéréophonique.

Cette capacité à expérimenter des réalités apparemment contradictoires lors de transes est connue sous le nom de logique de transe (Orne, 19594), et est généralement considérée comme l'un des phénomènes définissant l'expérience de transe. Elle reflète en partie la structure des communications hypnotiques, dans laquelle la suggestion paradoxale est délivrée pour que la personne fasse quelque chose, mais pas à un niveau conscient, par exemple, votre main commencera à se soulever toute seule, sans votre effort conscient. L'expérience qui en résulte est paradoxale : A LA FOIS je lève ma main ET je ne la lève pas (consciemment).

Cette logique de transe peut prendre de nombreuses formes différentes. Par exemple, lorsque j'avais 20 ans, j'étais assis dans le bureau d'Erickson avec un de mes amis. Paul qui avait également 20 ans avait à l’époque une grosse moustache. Erickson a guidé Paul dans une transe très douce impliquant une régression en âge. Lorsqu'on lui a demandé son âge, Paul a répondu qu'il avait 4 ans, et il en avait vraiment l'air ! Toujours enjoué, Erickson a ensuite demandé à Paul ce qu'il y avait sur sa lèvre (moustachue). Paul a eu un moment d'inquiétude, puis a répondu de la meilleure façon qui soit pour un enfant de 4 ans : « Rien » !  Erickson insiste et suggère que Paul a peut-être mangé des corn-flakes au petit-déjeuner, car il semble y avoir quelque chose sur sa lèvre. Il a suggéré à Paul de toucher sa lèvre pour voir ce qu'elle contenait, mais il a refusé catégoriquement. Erickson demande pourquoi, et Paul répond : "Je sais ce qu'il y a là-haut !".  "Qu'est-ce qu'il y a là-haut ?" demanda Erickson. "Des cheveux !"  a répondu Paul. "Que font des cheveux sur la lèvre d'un garçon de 4 ans ?" demanda Erickson. Paul a fait une pause, comme s'il devait entrer plus profondément en transe pour réfléchir à la question, puis son visage s'est éclairé et il a répondu : "Oh, c'est facile, c'est quand j'étais plus grand !". Erickson rit et acquiesce : "oui, c'est quand vous étiez plus vieux". Il a ensuite parlé de la façon dont, en transe, vous pouviez être à la fois un adulte et un enfant, à bien des égards.

La valeur d'une telle possibilité est, je l'espère, plus évidente. Imaginez le potentiel de créativité pouvant exister dans les "deux côtés maintenant", par exemple avoir la maturité d'un adulte et l'innocence d'un enfant ; ou avoir le sentiment de faire partie de quelque chose tout en en étant séparé ; ou avoir le sentiment de vouloir quelque chose et de ne pas en avoir besoin.

Il est intéressant de noter que la capacité à faire l'expérience agréable des contraires a été considérée par un certain nombre de chercheurs comme une caractéristique centrale du génie créatif. Arthur Koestler (1964), dans son livre phare, The Act of Creation (5), a proposé que le processus de bisociation, dans laquelle deux idées auparavant sans rapport s'intègrent l'une à l'autre, soit au cœur du processus créatif. Frank Barron (1969) (6) a constaté que les génies créatifs étaient particulièrement compétents dans trois domaines : (1) la volonté/la capacité de s'asseoir dans des états de "non-savoir" de curiosité active ; (2) un profond sentiment d'inébranlabilité une fois qu'une conviction a été développée ; et (3) l'appréciation des paradoxes, des contradictions et d'autres formes de logique "Les deux à la fois/et". Dans une autre étude, portant cette fois sur 91 génies créatifs, Csikszentmihalyi (1996) (7) a constaté que ces personnes extraordinaires partageaient 10 caractéristiques, toutes en rapport avec les qualités  du "Les deux à la fois/et". Par exemple, ils étaient intensément actifs et énergiques, mais passaient beaucoup de temps dans des états de rêverie et de transe ; ils étaient enjoués mais aussi très disciplinés ; et ils étaient à la fois introvertis et extravertis.

6.  La transe générative constitue un excellent contexte pour travailler de manière créative avec les complémentarités fondamentales qui sous-tendent une réalité ou une identité.

Le contexte positif de la transe générative permet à chaque partie d'une identité systémique de faire l'expérience de l'acceptation, du respect et du soutien. La nature déconstructive de la transe générative permet de dissoudre les diverses formes superficielles attachées à une partie, et d'explorer de nouvelles formes possibles. Sa fluidité permet d'explorer de nombreuses nouvelles connexions possibles. Fondamentalement, la transe générative représente un champ créatif qui porte un potentiel virtuellement illimité de nouvelles consciences. Une personne passe de l'identification à une position (contre une autre), à un champ qui contient l'interaction de toutes les perspectives du champ. Ainsi, les relations conflictuelles peuvent être démêlées et remises en jeu, permettant à de nouvelles connexions d'évoluer lentement vers un crescendo intégratif qui donne naissance à de nouvelles dimensions.

Les commentaires ci-dessus ne font qu'effleurer l'importance centrale de la logique du "les deux à la fois/et" pour la conscience créative. Le bonheur, la santé, la guérison et la performance créative sont toutes des expressions d'une intelligence esthétique qui intègre les parties et le tout d'une identité systémique. Comme exemples d'une telle intelligence esthétique, citons une symphonie musicale, un bon repas, un excellent livre, une famille ou une entreprise qui fonctionne bien, ou une personne créative. Dans de tels systèmes, de multiples positions travaillent dynamiquement pour créer quelque chose qui dépasse la somme des parties.

Toutes les parties ne sont pas identiques dans un tel système. En fait, un schéma de base est celui de la juxtaposition de parties opposées : le point et le contre-point, le sucré et l'aigre, la joie et la souffrance, etc. Ce rapprochement des opposés est parfois appelé "la magie du conflit" dans l'art martial de l'aïkido, dans lequel les différences se mélangent pour créer quelque chose de nouveau. (N'oubliez pas que c'est ainsi que nous avons été tous créés !) Cette croissance créative nécessite un contexte sous-jacent dans lequel chaque partie est également respectée, valorisée et incluse. Lorsque cela ne se produit pas, le conflit crée des symptômes et des souffrances.

Dans le travail de transe générative, nous restons à l'affût des différentes manières de réaliser la plénitude créative. Pour chaque vérité ou position exprimée, nous sommes intéressés par la ou les positions complémentaires sous-jacentes qui amènent la conscience à une plus grande intégrité ou globalité. En tissant ces positions opposées en un mandala musical dans le champ non-duel de la transe générative, une véritable croissance du Soi peut se produire.  Et ceci constitue, à coup sûr, une expérience qui en vaut la peine.

Stephen Gilligan, mars 2017

Stephen Gilligan- Docteur en psychologie, psychothérapeute, hypnothérapeute et coach. Docteur en psychologie (Standford University) et psychothérapeute américain, élève de Milton Erickson et de Grégory Bateson, il fut un des premiers étudiants puis contributeurs de la PNL. Reconnu comme l'un des grands continuateurs de Milton Erickson, salué pour son travail sur les processus de reconnexion corps/esprit et les états de transe générative favorisant les changements profonds, il intervient régulièrement dans le monde entier et notamment à Paris (Institut Repères). Il est auteur chez InterEditions (2015) de l'Hypnose générative, ou l'expérience du flow créatif et,avec Robert Dilts, chez InterEditions (2011) du Voyage du héros – Un éveil  à soi-même 

Les formations : Praticien en Hypnose Générative avec Stephen Gilligan

Sources : Both Sides Now: Complementarity And Generative Trance ; Stephen Gilligan, 16 mars 2017

Références

1 McGilchrist, I. (2010) The Master and His Emissary: The Divided Brain and the Making of the Western World. New Haven: Yale University Press.

2 Bateson, G. (1955/1972). A theory of play and fantasy: A report on the theoretical aspects of the project for study of the role of paradoxes of abstraction in communication. In G. Bateson (1972), Steos to an Ecology of Mind. New York: Ballantine Books.

3 Levine, Peter A. (2010). In an unspoken voice: How the body releases trauma and restores goodness. Berkeley, CA: North Atlantic Books.

4 Orne, M.T. (1959). The nature of hypnosis Artifact and essence. Journal of Abnormal and Social Psychology, 58, 277-299.

5 Koestler, A. (1964) The Act of Creation: A study of the conscious and unconscious in science and art. New York: Macmillan.

6 Barron, F. (1969). Creative Person, Creative Process. New York: Holt, Rinehart & Winston.

7 Csikszentmihalyi, M. (1996). Creativity: Flow and the psychology of discovery and invention. New York: Harper Collins.